• Les origines métaphysiques de la souffrance

    Atelier Esprit et Matière sur le thème de l'homme privé de son âme spirituelle

     

    Oeuvre de Stéphane DAUTHUILLE, reproduite avec l'autorisation de l'artiste

    www.stephane-dauthuille.odexpo.com

     

  • L'homme n'est pas condamné à souffrir

    « L’homme devenu transparent à l’essence divine inhérente à son être est une personne »

    K.B Durkheim

    Pourquoi un atelier sur le thème de la souffrance ?

    Nous sommes très pauvres sur les schémas de l’appareil psychique et riche de planches anatomiques. Il existe cependant plusieurs modèles à travers l’histoire qui témoignent de la réflexion de ceux qui nous ont précédés et que la culture moderne a ignorés trop éprise de rationalité pour en apprécier la pertinence. Toutes les traditions ont apporté un visuel et une conception de l’appareil psychique, le christianisme, le judaïsme, le taoïsme, le bouddhisme, l’hindouisme, les philosophes grecs, les alchimistes du moyen-âge, les astrologues.

    Notre société moderne organisée sa compréhension de l’appareil psychique depuis un siècle sur la base des trois topiques de Freud : le ça, le Moi et le Surmoi soit autour de la pulsion, de l’émotion, et de la conscience morale. Cette approche réductrice de la psyché condamne l’individu à son histoire et à ses traumas. En effet la libido est restreinte aux seuls refoulements de la pulsion sexuelle. La conséquence de cette réduction est que l’individu reste coincé dans ce que la tradition appelle l’âme inférieure. Sa seule préoccupation est narcissique, centrée sur la satisfaction de ses besoins primaires et des exigences de la personnalité à laquelle il s’est identifié, pour se maintenir dans l’illusion d’être quelqu’un. Or la personnalité est en partie la source de notre souffrance. Elle est la forme illusoire à laquelle nous nous sommes identifiées, pour répondre aux exigences de l’environnement et à l’impératif interne de devenir quelqu’un, pour exister : l’attachement dont parle Bouddha.

    Jung a élargi la notion de libido, qu’il a définie comme une totalité, une énergie vitale, universelle, à l’œuvre dans l’univers comme dans la psyché humaine. Cet atelier se réfère à cette approche, enrichie de toutes les sources traditionnelles auxquelles Jung a puisé.

    Distinction entre les origines psychiques et métaphysiques de la souffrance

    L’origine métaphysique de la souffrance fait référence à l’errance de l’homme coupé de son intériorité alors que l’origine psychique état de nos problématiques d’attachement. L’homme dans l’ignorance de l’intériorité qui le constitue fait crédit exclusivement au monde des apparences dont il va dépendre, ce qui fait le lit du narcissisme destructeur manifesté par l’avidité, la possession, les avoirs, la consommation, les identifications.

    En effet l’homme coupé de son intériorité est dans l’errance. Cet atelier interroge le statut « d’être abouti » que l’homme moderne s’est octroyé au prétexte qu’il pense. Coupé de sa nature ontologique, l’homme est livré à ses pulsions et compense son inconsistance identitaire par le pouvoir, la possession et la consommation. L’homme identifié au monde sensible et coupé de son intériorité vit dans l’ignorance de ses normes ontologiques. Privé de son architecture sacrée qui le destine à la santé, à la joie, à la gratitude et à la quiétude, il fait l’expérience de la souffrance physique et psychique et se lamente de sa condition qui trop humaine devient inhumaine.

    De même qu’il interroge l’immaturité psychoaffective du genre humain, il en nomme l’origine qu’il lie à la problématique de l’attachement et son arborescence : l’intolérance à la frustration, le déficit d’autonomie, l’avidité du Moi. Si l’attachement est un besoin vital pour le bébé, il est une pathologie du lien pour un adulte.

    Distinction entre douleur, souffrance et épreuve

    De la distinction apportée ci-dessus sur les origines métaphysiques et psychiques découle naturellement la différence entre trois mots trop souvent amalgamés alors qu’ils revêtent des réalités bien différentes.

    L’épreuve est un examen de connaissances. Les mythes de Job et celui d’Hercule nous renseignent à ce sujet. Elle est le fruit de l’alliance entre l’Esprit et la Matière : la Gnose. La vie éprouve pour nous faire découvrir à l’homme, le principe créateur à l’œuvre dans sa vie et son l’histoire n’a pas altéré. Le mot contemporain pour désigner cette force est Résilience : fait altérable, l’incorruptible en l’homme, à savoir l’Esprit.

    La douleur est du domaine de la sensation, elle est le fruit de la vie. Elle est indéfectiblement associée au corps.

    La souffrance est psychique, elle est une appropriation psychologique d’une sensation, d’une situation, d’une émotion. La conceptualisation d’une sensation par exemple est le fruit du Moi Je qui s’approprie un événement à l’aune de ce qu’il connaît pour se maintenir, car sa survie en dépend. Cela se réalise par le biais des projections. L’individu va chercher au-dehors tous les éléments qui vont confirmer son cadre de référence.

    Identifié exclusivement à son Moi Je, l’individu se contente de vivre sur le plan physique, émotionnel et mental. Au prétexte qu’il pense, qu’il raisonne, qu’il est capable d’auto réflexion, il se considère comme un être abouti. Cet atelier affirme que la collectivité humaine est en cours d’avènement, et que seules, quelques grandes figures de l’histoire ont émergé, lui laissant entrevoir le chemin à parcourir.

    L’idée force est qu’il y a une issue à la souffrance

    La santé est l’issue de la douleur ; la guérison est l’issue de la souffrance ; et la connaissance est l’issue de l’épreuve. Or il ne peut y avoir de guérison sans une connaissance métaphysique de l’homme. Parmi les nombreux modèles philosophiques et traditionnels, qui proposent une « anatomie » de la psyché, cet atelier en retient un, sans pour autant exclure les autres. Il servira de base aux échanges et à l’exploration du sujet.

    La résistance au changement, son origine et ses conséquences

    Le déni de l’impermanence et vouloir autre chose que ce qui est, sont les conséquences d’une méconnaissance de la nature ontologique de l’être et la racine de la souffrance. En effet l’homme réduit, aux dimensions psychologiques uniquement, et amputé de sa dimension spirituelle, n’a pas d’autre issue que l’attachement. Il vit ainsi en sens opposé à la loi du vivant. Tout ce qui vivant se métamorphose. Cette réalité n’est pas négociable, et pourtant l’homme, à ce stade de son évolution, a trouvé sa sécurité dans la permanence, la stabilité, la pérennité. Il résiste et s'oppose à la métamorphose , qu'il considère comme optionnelle à son grand désavantage.

    La nature ontologique de l’être caractérisée par la fluidité, la légèreté la souplesse, l’ajustement, est occultée par l’expérience exclusive du solide, du lourd de la rigidité et du contrôle.

    Qu 'est-ce qui en l’homme s’oppose à la métamorphose ? Force est de constater que chez la plupart des humains, il existe un décalage entre la maturité organique et la maturité psychoaffective, à l’origine de bien des souffrances. Ce décalage se traduit par une flottaison interne « je ne sais pas où je vais », résultat d’une déconnexion avec la vie du dedans et avec la dimension spirituelle de l’être.

    Quelque chose en nous refuse de grandir. Mais quoi ? L’homme dans son ignorance s’oppose à une force constitutive de sa psyché, que Jung a nommée le processus d’individuation, qui le pousse à devenir une totalité psychique. Cette dynamique est entravée par tout ce à quoi l’homme s’est identifié : traumas, croyances, charges émotionnelles, histoires. Autant de vécus qui sont devenus des réalités internes auxquelles il obéit, et en fonction desquelles il organise son rapport à l’environnement. Tant que cet état névrotique perdure, Il est dans l’ignorance du Soi qui le constitue et demeure la proie du narcissisme destructeur auquel il obéit aveuglement.

    Alors même que nos cellules ont gardé la mémoire organique du "oui" à la transformation, notre trafic intra psychique quant à lui a fabriqué du « oui, mais, peut-être, probablement, etc. ». Cette absence du Oui est refus débat, résistance, rejet, négation, opposition, désaccord, au plan psychologique. La condition humaine devient alors un éternel combat, et les mêmes impasses se répètent inlassablement. C’est là, la conséquence d’une persona inflationniste et du déficit de l’être.

    La souffrance n’est pas acceptable, elle n’a pas à être acceptée

    L’acceptation est un mot qui porte à confusion, tel qu’il est véhiculé par tout un chacun. L’acceptation dont il est question dans cet atelier, comme dans tous les autres, est posée comme une sensation. L’accent est mis alors sur l’acceptation elle-même et non pas sur la chose à accepter ou pas. Ce qui est inacceptable n’a pas à être accepté. Il s’agit d’une acceptation organique, de cesser de s’opposer à la sensation, par nos déductions, par nos commentaires, nos interprétations, nos jugements, constitutifs d’une appropriation psychologique d’un événement. Dans ce cas l’individu va fabriquer des oui, du pardon, de l’oubli, du déni et entrer en résistance avec ce qui est. Ce processus banalisé, s’oppose au principe de guérison du oui à. Pour en savoir plus sur cette notion, vous pouvez vous reporter à l'atelier sur le thème de l'acceptation.

    Que nous enseignent, Les mythes, contes et légendes à ce sujet ?

    Tous les héros grecs ou presque, sont condamnés par les dieux de l'Olympe à des souffrances éternelles, car ils ont osés les défier: Prométhée, Sisyphe et...Cet atelier s'appuie sur un mythe grec et un mythe chrétien. Les 12 travaux d’Hercule et le livre de Job sont révélateurs de ce qui se joue dans l’adversité, et apportent les nuances nécessaires quant aux manifestations de cette adversité : douleur, souffrance, épreuve. Ce que nous enseigne le mythe d’Hercule est la mutation de l’homme pulsionnel, identifié au monde de la forme, à l’homme spirituel, identifié au Soi à l’œuvre dans l’univers.

    Le livre de Job relate l’histoire d’un homme, riche, puissant, « juste et droit » dit la Bible, qui va être éprouvé dans ses avoirs, ses affects, sa santé, sa foi, suite à un pari entre Dieu et Satan. Les forces de construction et les forces de destruction se disputent l’homme en question, à l’identique de ce qui se passe dans la psyché humaine : le conflit irréductible.

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  • Présentation de l'atelier

    Les origines métaphysiques de la souffrance

  • Informations pratiques

    Pour tous renseignements vous pouvez contacter Dominique BAUMGARTNER au 06 08 26 08 92

    ou par mail : dominique.baumgartner@cree-coaching.com

    Lieu:

    26 avenue du Belvédère- 93310- LE PRÉ SAINT- GERVAIS

    Métro: ligne 11 , stations Porte des Lilas ou Mairie des Lilas

    ou

    Région d'Annecy ( Viuz la Chiésaz). Pour vous inscrire à cet atelier, contacter Evelyne Duval uniquement.

    06 10 23 41 34 et evelyneduval@free.fr.

    Horaires:

    de 14 h à 19 h

    Dates :

    22 mars 2018, l'errance psychique ou l'origine de la souffrance

    15 octobre 2015, les origines métaphysiques de la souffrance

    Tarifs:

    individuel 80 € , entreprise 175 €TTC

  • S'inscrire en ligne

    cliquez sur le bouton ci - dessous et choisissez dans la boutique l'atelier "La Souffrance "